L’accord signé entre Google et la Presse française

accord entre google et la presse française

Ce fut au bout de mois de négociations mouvementées qu’a été signé un accord entre le géant du net Google et l’Alliance de la Presse d’Information Générale, APIG.  Cet accord ouvre ainsi la voie à la rémunération de la presse hexagonale par Google. Cette rémunération est ainsi basée sur le titre du droit voisin. Google s’engage donc à payer la reprise d’extraits de ses contenus dans le moteur de recherche. Dans un communiqué Google et l’APIG mettent en relief l’importance de cette entente et le cadre des négociations fixés par l’Autorité de la Concurrence. Cet accord est un point assez important et relève la puissance de Google et son pouvoir parfois incontrôlé.

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Pourquoi Google doit rémunérer les médias ?

Fruit de négociations assez longues, l’accord assure ainsi la rémunération des presses par Google. Pourquoi avoir duré des mois ? Google avait au début l’intention de contraindre les médias à accepter la reprise sans contrepartie de leurs contenus, plutôt que de rémunérer la presse. Ainsi, la presse avait alors deux choix : soit  ajouter une petite ligne de code pour accepter le référencement non-rémunéré ou alors vivre une baisse importante de leur visibilité sur Google.

C’est dans ce contexte qu’est intervenue l’Autorité de la concurrence sur saisie de l’APIG et l’AFP.  L’Autorité de Concurrence a pu donc contraindre Google à négocier de bonne foi avec les presses sur la rémunération de la reprise de leurs contenus protégés.

Cet accord signé est une victoire indéniable pour les médias signataires qui ont l’impression d’avoir fait plier un géant. Cette rémunération supplémentaire est grandement appréciée par un secteur qui éprouve certaines difficultés en plus d’une visibilité supplémentaire.

En effet, Google va accorder à ces éditeurs et agences de presse une place de choix sur Google News avec sa fonctionnalité News Showcase.

La France devient donc le premier pays de l’Union qui concrétise cette directive dans ces lois nationales. Google est  dorénavant contraint à rémunérer un titre de presse s’il référence un article sur son moteur de recherche ou sur ses fonctionnalités connexes.

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Depuis longtemps, le référencement SEO et l’algorithme général du moteur de recherche favorise tout naturellement les médias dominants. Google Actualités semble d’autant plus sensible à la popularité des titres de presse. Les zones de visibilité des pages de recherche augmentent ces inégalités de traitement entre les titres triés au volet par Google. Cela crée une distinction entre  ceux qui travaillent avec Google et les autres.

 

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Des accords individuels avec chaque média

Un élément important de cet accord est qu’il fixe le cadre dans lequel Google sera amené à  négocier des accords individuels de licence avec les membres de l’APIG.  En gros, les presses vont négocier individuellement avec Google pour déterminer leurs rémunérations de part le droit voisin ainsi que négocier leur présence sur Google News. Ce nouvel espace a été créé par Google pendant les négociations pour accueillir des contenus entiers de médias dans un nouvel onglet de son moteur de recherche d’actualités. Les médias, qui seront rémunérés pour ces contenus, pourront y publier des articles ou des formats innovants. Les médias payants pourront, eux, y afficher certains articles rendus gratuits pour l’occasion.

Selon le communiqué, la rémunération des éditeurs sera calculée individuellement et « basée sur des critères tels que, par exemple, la contribution à l’information politique et générale, le volume quotidien de publications ou encore l’audience Internet mensuelle ».

Finalement, ces accords auront peut-être des dommages collatéraux non-négligeables. Pour la société, le coût à long terme sera peut-être plus important que ces rémunérations. De plus, toutes les sociétés de presse y sont gagnantes. Google et les grandes presses sont évidemment les bénéficiaires de cet accord sur le long terme.

Le prix payé par Google peut sembler conséquent mais il doit être comparé à ses nouveaux leviers d’influence et à la relative tranquillité politique dont il pourrait bénéficier suite à l’accord obtenu. Les yeux des autorités se tourneront sans doute ailleurs.

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